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  • Photo du rédacteurLauriane Negron

Viktoria, une surfeuse française expatriée au Brésil

Après plusieurs voyages et différents lieux de vie, c'est finalement au Brésil que Viktoria, 31 ans, a posé ses valises. Cette community manager a tout quitté pour partir vivre son rêve : habiter dans un endroit plus proche de ses valeurs et où elle se sente "vraiment elle-même". Elle souhaitait aussi pouvoir surfer tous les jours et progresser.

Crédit photo : @vitinhofoto

Aujourd'hui, c'est depuis le Brésil que Viktoria promeut le surf au féminin. Son objectif pour 2023 : organiser un surf trip "100% filles" pour emmener celles qui le souhaitent à la découverte des spots brésiliens. J'ai pu échanger avec elle sur son parcours et ce qui l'anime au quotidien.


  • Parle-nous de ton parcours : tes études, tes voyages ?

J'ai fait STG marketing (je ne suis pas sûre que ça existe encore) puis prépa puis école de commerce à Marseille. J'ai eu la chance de voyager énormément grâce à mes parents qui travaillent pour des compagnies aériennes. J'ai pu habiter au Cambodge, en Australie, en Polynésie française, en Indonésie et dernièrement au Brésil !


  • Qu'est-ce qui t'a donné envie de partir vivre au Brésil ?

Ma tante m'avait parlé du Brésil étant petite. Je me rappellerais toujours ce cadre exposé sur son mur avec différents insectes dedans. J'étais très curieuse et émerveillée par ce pays depuis toute petite. Elle a planté la graine en moi depuis ce jour dans ma tête qu'un jour j'irai au Brésil.


  • Comment s'est passé le déménagement ?

À la base, je n'étais pas partie pour déménager. Je suis partie avec un visa PVT d'un an et je comptais surtout voyager. J'ai rencontré mon copain, la pandémie est arrivée et j'ai décidé de rester au Brésil car je suis tombée amoureuse de la culture brésilienne. Depuis, je me vois mal vivre loin et longtemps du Brésil.


  • Et comment est-ce que tu gères la distance avec ta famille ?

Je retourne une fois par an en France pour un mois, je suis également très souvent en contact avec eux par téléphone. Mais c'est vrai que j'ai loupé plein de beaux moments où j'aurais aimé être là et le fait de voir les enfants grandir quand on revient sachant que l'on a perdu plein de bons moments, ça m'attriste.


  • Parlons de choses plus positives, parlons surf : quand as-tu commencé ? Et qu'est-ce qui t'as donné envie de surfer ?

J'ai pris mon premier cours, il y a 9 ans lors d'un voyage à Bali puis je prenais des cours ici et là quand je voyageais mais rien de fou car l'espace entre les cours était trop grand, je peinais à évoluer. À chaque fois que je retournais à l'eau j'avais l'impression d'être une débutante. Et c'est quand je suis retournée à Bali pour y vivre que je me suis mise à fond mais j'ai vraiment progressé au Brésil. Et c'est la connexion avec la nature et le challenge qui m'a donné envie de surfer.


  • Ça te fait quoi quand tu es sur une planche ?

Oh waou !!! Tellement de choses. Parfois cela m'apaise car le contact avec la nature est très apaisant, parfois cela m'irrite car la session ne se passe pas comme je le souhaiterais, parfois cela m'attriste car je pense à certaines situations, parfois cela me rend heureuse car j'ai eu une session de malade... Le surf c'est un peu comme ma thérapie.


Crédit photo : @samucaz

  • Et le surf au Brésil : comment sont les spots, les vagues là-bas ?

Les spots sont incroyables, la majorité c'est du sand break donc pas aussi parfait qu'en Indonésie où la vague casse au même endroit mais c'est un endroit incroyable pour apprendre. Il y a tous types de vagues, pour le longboard, shortboard, vagues creuses, vagues plus 'fat'...


  • Est-ce qu'il y a beaucoup de femmes à l'eau ?

Oui, pour certaines conditions il y a beaucoup de femmes. Pour les conditions plus douces, la majorité ce sont des femmes à l'eau. Mais malheureusement quand les conditions sont un peu plus grosses, je me retrouve souvent seule à l'eau ou on est genre 4 femmes pour 20 hommes.


  • Est-ce que c'est plus facile de progresser au Brésil qu'en France ?

Je pense que les deux sont pareils la seule différence c'est que le Brésil, il y a plus de jours chauds avec mer chaude qu'en France. Donc pour les frileuses effectivement, le Brésil sera plus facile pour évoluer. Après, il faut vraiment de la constance. Donc le meilleur conseil que je puisse donner si vous voulez progresser, c'est d'habiter près de la mer où il y a des vagues.


  • Quels sont tes projets à venir ?

Le Brésil étant une destination méconnue des françaises ou ayant une mauvaise réputation, j'aimerais montrer l'autre côté du Brésil que bien peu de touristes connaissent. J'aimerais créer un surftrip 100% féminin basé sur l'empowerment et profiter de l'énergie que le Brésil a, afin que chaque femme qui participe à ce surftrip ressorte de ces quelques jours totalement ressourcée, fière d'elle et se sentant capable d'accomplir tout ce qu'elle aimerait accomplir. Pour l'instant, j'aide les femmes à se sentir plus confiantes et j'essaie de décomplexer l'image de la surfeuse via mon Instagram : @surfing.godess !

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